Europe ecologie les verts Sannois cantonale Roger Pitiot
Vidéo et Impôts sont dans le même bateau !...
Le maire, dans sa commune est garant de la sécurité et du bien vivre de ses concitoyens. Il n’a pas la main sur la police nationale tout en ayant la possibilité de la saisir. Par contre il est le chef de la police municipale et donc définit ses missions. Le travail de la police municipale n’est pas d’accompagner les briseurs de grève même si récemment, cette dernière mettait indirectement en question le Syndicat Emeraude que Monsieur Paternotte préside.
La question de la dégradation de la sécurité et de l’absence de tout travail de prévention est criante à Sannois. Prenons le quartier de l’église où il y a peu de temps, plus de 500 habitants signaient une pétition pour dénoncer cette situation tant du point de vue des habitants que des commerçants. Il a fallu en arriver là pour qu’une réponse partielle et ponctuelle améliore un peu les choses. Mais c’est reparti et la petite supérette Franprix qui a ouvert ses portes est victime régulièrement d’actes d’incivilités ou de délinquances. Pas de celles qui nécessiteraient l’intervention de la BAC ou du GIGN ! Non, cette délinquance là, se traite sur le terrain avec la police municipale, des professionnels de la prévention et la police nationale lorsque nécessaire. Bref, elle se traite avec des hommes formés sur le terrain et dans une mission au long cours.
A population à peu près égale, voire moins importante, seule la ville de Sannois refuse des équipes de prévention. Votre obstination monsieur le Maire fragilise nos concitoyens habitants et commerçants. Le conseil général a parmi ses missions d’apporter son concours aux communes dans ce domaine, y compris en les finançant à près de 80%. Pour être à l’écoute et allié des habitants et commerçants de la ville, le conseiller général doit être présent, visible et investi sur le terrain. J’en prends l’engagement.
De Gambetta aux Buissons, du Moulin à la gare, des cités aux zones pavillonnaires, partout et sans nuance, la sécurité et la prévention de la délinquance sont des droits pour tous.
Alors, à la veille des élections, le maire et ses adjoints candidats madame Christin et Monsieur Jamet nous proposent :
Caméras et vidéosurveillance rebaptisée vidéo protection.
Il ne saurait y avoir de positions qu’idéologiques sur ce dossier. Derrière toujours plus de libertés futiles que, pour l’essentiel nous devons à la société de consommation, le champ des libertés fondamentales régresse jusqu’à être marqué d’une forme d’autocensure. L’idée qu’il faut toujours surveiller plus, insidieusement s’installe sans toujours réaliser qu’ainsi nous sommes tous toujours plus surveillés. De ce point de vue, EELV est opposé à ces radars de notre quotidien. Et en France, le délabrement moral et éthique de nos actuels gouvernants ne nous incite pas à avoir confiance dans l’utilisation des informations recueillies.
La vidéosurveillance serait-elle complètement inutile ? Certes non car on trouvera toujours un énergumène pour passer à l’acte sous les caméras ou éventuellement un truand repéré ou suivi grâce à cette technique. Mais l’exception ne fait pas la règle et à Nice, une des villes probablement les plus « camérisées » de France les résultats ne sont guère brillants *. On sait depuis longtemps que les coups bas ne se font pas sous les réverbères mais dans les ruelles. De la lumière à l’ombre, des zones surveillées à celles qui ne le sont pas, les passages à l’acte changent de secteurs et la corrélation avec les violences faites aux personnes est avérée. Pour un sac ou un sou c’est dans les zones pavillonnaires excentrées que le danger rôde.
Nous regrettons la position de la majorité actuelle du conseil général qui tout en les ayant diminuées continue à subventionner de telles installations.
Il ne suffit pas d’installer ! Il faut aussi faire fonctionner, entretenir et payer le personnel. Sept emplois rien que pour Sannois. Les habitants, toutes zones confondues apprécieront l’annonce faite par notre maire : « je n’exclus pas une augmentation de la fiscalité, cela en vaut la peine » (parisien du 1er mars 2011). La bonne pilule de la vidéosurveillance pourrait bien servir, via l’augmentation de la fiscalité, à participer de purger la dette !
Alors, on fera grande publicité du premier loubard pris dans les mailles du filet pour mieux masquer qu’au final le compte n’y est pas. Les investissements et frais de fonctionnement que paieront les Sannoisiens ne seront jamais à la hauteur des résultats attendus. C’est ce qui explique qu’une fois passée la période de l’illusion sécuritaire des villes ou des pays comme la Grande Bretagne, pourtant en pointe dans ce domaine, reviennent sur cette stratégie au final très coûteuse et peu efficace.
L’efficacité de la vidéosurveillance se mesure avant tout à l’importance des profits qu’elle génère pour les officines spécialisées. Le citoyen paiera !
Roger Pitiot Europe Ecologie Les Verts
* A Nice : Les statistiques de décembre sont tombées, et dénombrent, pour 2010, 17 670 “atteintes aux personnes“, 2059 interpellations effectuées par la police municipale, dont 213 “à l’aide des caméras de vidéo protection“, soit… 0,34 interpellations par caméra, un taux trois fois moindre que celui relevé, à Lyon, par la Chambre régionale des comptes qui, s’étonnant de voir que les caméras ne permettaient, en moyenne, l’arrestation que de une seule personne par caméra et par an, en arrivait à la conclusion que “la vidéosurveillance coûte très cher et ne sert pas à grand-chose” En comparaison, chacun des 280 policiers municipaux niçois ont, en moyenne, procédé à 7 autres interpellations chacun dans le même temps
http://owni.fr/2011/02/08/videosurveillance-rions-un-peu-avec-estrosi-et-la-loppsi/